L'éducation au coeur du projet
Le Parti Socialiste a toujours prôné un service public de l’Education de qualité. Le projet 2012 confirme cette idée forte : l’éducation doit être l’une des grandes causes nationale d’un état juste pour bâtir l’égalité réelle. C’est d’ailleurs une des grandes préoccupations des Français.
La droite a comme but unique de démolir l’école publique, en supprimant des postes, en supprimant la carte scolaire, en réduisant les dépenses éducatives de manière drastique, alors qu’un rapport de l’OCDE pointe l’un des taux les plus faibles d’encadrement !

Dès le plus jeune âge, il faut agir et donner la possibilité à chaque famille qui le souhaite d’avoir une place en crèche, ce qui permet aux enfants des milieux les plus défavorisés d’avoir des opportunités d’éveil. Ces structures devront être en priorité accessible aux plus modestes par une incitation financière de la CAF aux collectivités pour prioriser ces familles.
L’école maternelle sera obligatoire dès 3 ans et pour les parents qui le souhaitent, l’enfant pourra être accueilli dès deux ans. L’importance de la relation parent-enfant sera renforcée par un congé maternité à 20 semaines.
Le pacte éducatif que nous proposons à la France est de donner le meilleur pour tous, les moyens de s’en sortir à ceux qui rencontrent des difficultés et la confiance de la nation aux enseignants et personnel éducatif. Il faut sortir du système qui sélectionne et oriente par l’échec. Nous affirmons que l’égalité et la mixité sont la condition de réussite pour tous. Dès 2012, une grande concertation nationale verra le jour avec tous les partenaires, personnel, parents.
Lire, compter, écrire et cliquer, l’appropriation des codes et règles de vie en société, reposant sur les valeurs de la république devront être garantis à tous les élèves de primaire. Il est primordial de refondre le temps scolaire et de personnaliser les réponses éducatives.
L’entrée au collège devra être moins brutale et traumatisante, et des modules adaptés verront le jour.
Il faudra revenir sur la réforme du lycée, avec le maintien de la filière technologique, et une remise à plat de la voie professionnelle, qui doit être une voie de réussite et non d’échec.
Les élèves en réelle difficulté et les enfants handicapés seront suivi et pris en charge par des professionnels reconnus.
L’orientation doit devenir un acte positif, alors qu’aujourd’hui c’est souvent l’échec qui la gouverne.
Le métier d’enseignant devra être revalorisé, en donnant les moyens de remplir la mission d’éducation, avec l’appui de professionnels pour assurer le suivi des élèves. Une réforme verra le jour à la rentrée 2013 en concertation avec les enseignants.
La poursuite d’études supérieures doit avoir l’objectif des meilleurs pays européens : 50 % d’une classe d’âge à bac +3. L’orientation efficiente sera un moyen, et l’offre dans les filières technologiques et professionnelles sera développée. L’alternance doit devenir une voie d’excellence.
Plutôt que de se lamenter sur la baisse du niveau des étudiants, il est fondamental de créer au plus vite un service public de l’orientation, unifié et cohérent du secondaire au premier cycle universitaire, afin de réduire les échecs.
Il faut arrêter la concurrence entre université, grandes écoles et enseignement supérieur privé. Au contraire, il faut les rapprocher grâce à la constitution de réseaux d’enseignement et de recherche territoriaux, qui permettront le passage d’un établissement à l’autre. Bien évidemment, la mobilité internationale des étudiants sera renforcée. Tout cela s’accompagnera du développement de bibliothèques universitaires, de logements étudiants.
Le financement de l’enseignement supérieur et la recherche sera une des grandes priorités nationales, car aujourd’hui la France se situe en dessous de la moyenne des pays de l’OCDE.
La jeunesse doit pouvoir construire sa vie de manière décente : le taux de chômage des jeunes est énorme (25 %). 1 jeune sur 5 vit avec moins de 880 euros par mois. La première année du gouvernement de la gauche en 2012 sera l’année de la jeunesse, grande cause nationale, afin de permettre aux jeunes une entrée dans le monde du travail plus digne. Un parcours autonomie sera mis en place au cours de la mandature.
8000 logements étudiants par an seront construits, nous développerons les chèques santé expérimentés dans quelques régions et nous étendrons la gratuité de la contraception jusqu’à 25 ans.
L’autonomie des jeunes passe par un accompagnement de chacun : création d’une allocation d’études pour les jeunes en formation, qui regroupera les différentes aides actuelles. Le dispositif «nouvelle chance» sera créé afin d’aider ceux sortis précocement du système.
Enfin, la formation tout au long de la vie doit être garantie. Un compte de formation individuel sera établi pour chaque personne. Nous engagerons avec les partenaires sociaux une réflexion afin de passer d’une obligation sur le papier, à une obligation d’agir, afin que chaque salarié puisse réellement évoluer.
Le projet socialiste 2012 prend en compte chaque citoyen de la petite enfance à la fin de carrière professionnelle. L’école au sens large du terme sera au cœur des priorités du gouvernement de gauche dès l’élection présidentielle.
